accaama, association culturelle cherbourgeoise aikido et arts martiaux situé dans le département de la manche en normandie

accaama, aikido manche normandie
IAIDO

 Le IAIDO

Le Iaido est l'art de dégainer le sabre et frapper en un seul mouvement. Originaire du Japon féodal, il a été systématisé par Jinsuke Hayashizaki au XVIème siècle. Le Iaido se pratique sous forme de katas (suite de mouvements prédéterminés)


Tout comme pour les autres budo, cette école se focalise plus sur l'harmonie des mouvements et la démarche spirituelle (influence du zen), que sur l'efficacité technique. Le coup de l'iai est considéré comme très rapide car la force que nécessite le retrait du sabre tout le long de son fourreau augmente la vitesse.
Le wakizashi était l'arme de prédilection des adeptes de la position de l'iai.

L'ACCAAMa enseigne le style "muso shinden ryu".


Les cours débutent par un échauffement où sont pratiquées différentes façons de dégainer, frapper et rengainer. Les élèves pratiquent ensuite les séries de katas de façon individuelle sous la supervision du professeur.

D'autres écoles peuvent être étudiées en cours d'année.

Histoire
Autour de la pratique du sabre des samouraïs existaient deux types d'écoles complémentaires, les « ken-jutsu »ou techniques de maniement du sabre, et les « iai-jutsu, » techniques consistant à trancher en dégainant. L'Iai a été codifié à la fin du XVIe siècle par Hayashizaki Jinsuke Shigenobu, et rapidement répandu à travers les écoles traditionnelles.
Ce n'est qu'au XXe siècle que le terme iaidô fait son apparition, et devient un art plus philosophique, consacré à la recherche du geste pur et à l'éveil spirituel. Un nom important à citer pour ces modification est Nakayama Hakudo (entre autres 29ième soke de Muso Shinden Ryu Iaidô, soke de Shinto Muso Ryu Jodo).

Selon un professeur, Yamada Jirokichi de l’université Shoka et auteur de « La tradition des arts martiaux », citée dans « L’histoire du kendo au Japon », Shigenobu est le nom d’une personne née à Sagami (actuellement Kanagawa) en Tenmon 17, soit 1549.
Selon des récits plus anciens, les techniques de Shigenobu ont porté différents noms: Hayashisaki, Shinmei Muso, Shin Muso, Shigenobu. Il existe de nombreuses variations dans la biographie de Shigenobu et il est difficile, parmi tous ces récits, d’établir une certitude. Mais on peut dire qu’ils ont pour point commun de désigner Shigenobu comme celui qui est à l’origine des différents styles de Iaido ; parmi ceux-ci, on compte Tamiya Heibei Narimasa (style Tamiya), Katayama Hoki Morinaga Yasu (style Hoki). Le sanctuaire du Iai Hayashisaki se trouve à Murayama, Yamagata ken.[1]
  Miyamoto Musashi créa une école d'escrime (ryû) nommée tout d'abord École des deux sabres (Niken ryû), puis École des deux cieux (Niten ryû), mais ayant un style hors du commun (utilisation simultanée de deux sabres, l'un court, l'autre long) et peu d'audience auprès de l'empereur, son style ne perdura pas. Son école est aussi appelée Hyôhô Niten Ichi Ryû (le hyôhô signifiant stratégie est un enseignement capital dans son école)
Aujourd'hui son école existe toujours et est assurée par une lignée de maîtres qui descendent directement des disciples de Musashi. Cette école est la Hyôhô Niten Ichi ryû (Première École des Deux Cieux).


Les katas enseignées par les écoles répertorient les gestes et situations courantes de combat. Leur pratique permet un apprentissage conduisant à une fluidité des mouvements et une réponse rapide dans ces situations de combat.
Les deux écoles qui recensent le plus d’élèves dans le monde sont musô jikiden eishin-ryû et musô shinden ryû. Comme la très grande majorité des écoles d’iai, elles sont issues de hayashizaki-ryû, style proposé par le fondateur qui s'est ensuite subdivisé en de multiples écoles. Bien qu'issues d'une seule et même école, les deux enseignements se sont séparés en 1936. Il existe donc également de nombreuses autres écoles actives, certaines n'enseignant que l’iai comme hoki-ryû, d'autres pluri-disciplinaires comme katori shintô ryû, sui o ryû, Take No Uchi, Kashima Shinto Ryu. La tradition de ces écoles s'est perpétuée sans interruption d'enseignement parfois depuis plusieurs siècles.
Comportant à sa création en 1968 sept katas proposés essentiellement par les écoles Muso Shinden Ryû et Muso Jikiden Eishin Ryû, la série s'est enrichie en 1980 de trois formes supplémentaires, puis en 2001 de deux nouvelles.
Cette série permet la rencontre des écoles traditionnelles autour d'un style qui, pour artificiel et contemporain qu'il soit, est commun...