Le Taï Chi Chuan un art martial chinois qui prend ses sources au XIIème siècle.

Taïji 太極,  faîte suprême, et quan 拳, poing, main nue, boxe peut être traduit littéralement par boxe du faîte suprême ou boxe avec l’ombre.

On distingue 5 courants ou styles: Chen, Wu, Hao Wei-Zhen, Sun et Yang, c'est ce dernier qui est enseigné dans notre association. La pratique s'articule autour d'un enchainement de mouvements que la répétition lente va permettre d'intégrer. 

 

Des cinq grandes écoles, c’est celle de Yang Lu-chan (1799-1872), école Yang qui est proposée à l’ACCAAMa.

L'enseignement s'axe sur l'apprentissage de cet enchainement, divisé en 3 parties, Terre Homme Ciel, et des exercices s'orientant vers la détente, le relâchement mais aussi la tonicité et le dynamisme. L'entrainement régulier permettra de retrouver une aisance corporelle, une détente et un certain équilibre. 

Le taï chi n’a pas de fondateur unique, il est le fruit d’interactions de différents courants et de l’apport des maîtres qui se sont succédé. Courant ésotérique des arts martiaux, la tradition le relie à la région du Wu Dang, haut lieu du Taoïsme.

Le 1er maître connu serait Zhang San-feng qui aurait vécu entre le 12ème et le 13ème siècle, mais pour beaucoup d’historiens aucun document ne permet de valider cette création. C'est pendant le règne de Qianlong (1735-1795), quatrième empereur de la dynastie Qing que l'on vit opérer Wang Zongyue, un des plus grands maîtres de tai-chi-chuan dont on nous ait transmis le nom, et, selon la tradition, auteur d'un célèbre écrit intitulé Traité classique de tai-chi-chuan.

Dans les premières décennies du XIXème  siècle, le tai-chi-chuan n'était enseigné qu'à quelques élèves par les membres de la famille Chen qui vivaient à Chenjiagou, village de la province du Henan. Puisque les membres de la famille Chen n'acceptaient pas d'étrangers parmi leurs élèves, Yang Luchan eut recours à un stratagème en se faisant embaucher comme domestique dans cette famille et il épia ses leçons pendant longtemps, pour ensuite s'entraîner en cachette pendant la nuit. Le maître finalement le découvrit mais, étonné par l'habileté montrée par le jeune et rusé domestique, il décida de l'accepter parmi ses élèves. Yang Luchang devint en peu de temps le meilleur d'entre eux et, d'après la légende, était invincible. Il s'installa ensuite à Pékin où il ouvrit une école et commença à enseigner son art. Son style avait moins de variations de vitesse que celui de ses maîtres.  

Ce qui prédomine dans les arts martiaux est la souplesse, le travail du souffle intérieur (chi) et la continuité du mouvement ce qui n’est pas opposé à une dynamique martiale. La recherche de l’efficacité du geste et la confrontation au partenaire permet de mieux se situer dans son évolution. 

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